Accéder au contenu principal

Réduire notre empreinte carbone

Calculons notre empreinte carbone ! (2) - Notre planète le ... 

 

A force de lire sur les sujets économiques et les sujets écologiques, aussi antithétiques que ces deux termes soient, je constate que tout est intimement lié.

La crise Covid n'est qu'une petite crise en comparaison à ce qui nous pend au nez. La crise économique qui prend forme et la crise climatique qui a commencé vont être de pires en pires. Mais, contrairement à ce qu'on pourrait croire, ces 3 crises sont les maillons d'une seule.

Cela fait des décennies que des lanceurs d'alerte nous préviennent que la biodiversité et les émissions carbone sont un enjeu capital pour notre survie. Néanmoins nous continuons à déforester, à creuser, à fabriquer des objets à usage unique ou à non-usage, des déchets. J'en passe, bien sûr, et des pires.

Mais, avec toutes ces alertes, pourquoi n'avons nous pas ralenti ? Pourquoi n'avons nous pas pris les mesures cohérentes ? Et bien parce que tout est lié : ce sont les investisseurs qui financent les projets. Ils veulent des projets qui rapportent, pour qu'ils puissent investir plus ensuite. Et pour qu'un projet rapporte, il faut qu'il ait un résultat à court terme. Enfin, les résultats à court terme sont dans une écrasante majorité les plus polluants, les moins respectueux du vivant et même des humains.

Donc cette crise sanitaire, cette crise économique et cette crise climatique sont toutes trois dues aux investissements passés et présents.
 
Continuons ainsi à rebours des causalités. Qui est à l'origine des investissement ? Des machiavéliques riches qui mènent un complot secret de destruction planétaire ? J'en doute. En vérité, tout investissement vient d'une personne ou une entité qui a soit le pouvoir d'obtenir de très grosses sommes d'argent qu'elle pourra prêter contre intérêts à d'autres, soit le pouvoir de créer de l'argent de nulle part, prêté encore contre intérêt, pour financer des quelconques projets.
 
L'origine de tout cela, aussi simple qu'elle puisse paraître, est cette possibilité de créer et d'accumuler ce qui nous sert de monnaie.
 
Il faut bien noter que la majorité des économistes est à des années lumières de penser autre chose que "il faut relancer la consommation pour relancer l'économie pour relancer la croissance". Or, il ne faut surtout pas relancer la consommation, il faut la ralentir. En revanche il faut trouver un moyen pour que tous, nous puissions décider de vivre sobrement sans avoir peur de manquer, sans avoir peur de l'avenir.
 
Finalement, il n'y a que deux solutions :
  • Nous trouvons un moyen pour légiférer toute l'économie pour que chaque décision d'investissement soit régie par des règles éthique et écologique. De plus il faut qu'aucune personne ou entreprise ne puisse avoir un pouvoir économique supérieur à un seuil défini. Le tout sans oublier d'assurer à tous de quoi vivre sainement. Politiquement, c'est un travail titanesque.
  • Ou nous trouvons un moyen pour que l'argent ne soit pas réserve de valeur et qu'ainsi il ne soit pas possible de l'accumuler. A cela couplons une approche d'investissement sans récompense, sans retour . 
Alors seulement les investissements répondront à des besoins plutôt qu'à des seuils de rentabilité. 
Alors seulement chaque humain acceptera de lever le pied sur son activité. Car, tant que nous sommes économiquement prisonniers, nous continueront à prendre la voiture, à faire un travail vide de sens, à faire des entreprise de plus en plus grandes, à toujours vouloir aller plus vite. Encore une fois j'en passe, et des pires.

Gus

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le Guzi en 5 minutes avec une BD

Les monnaies locales complémentaires face au Guzi

  Le Guzi se propose comme une alternative, non plutôt comme l'Alternative au système économique existant. D'aucun pourrait se demander si, au lieu de développer une n-ième monnaie, nous ne pourrions pas nous contenter d'un outil existant, fonctionnel et simplement le déployer à plus grande échelle ? Il existe en effet de nombreuses possibilités pour limiter les échanges en Euros. Que ce soit les monnaies locales complémentaires, les monnaies dématérialisées voir les monnaies libres. Dans cette série d'articles, je vais comparer l'approche du Guzi à celles de ces différentes solutions. Commençons par les plus développées : les monnaies locales complémentaires. Avant tout, je tiens à préciser que ce qui est dit dans ces articles n'engage que moi et que, même si je détaille particulièrement les défauts de ces projets, ils n'en sont pa