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Les monnaies locales complémentaires face au Guzi

Le Guzi se propose comme une alternative, non plutôt comme l'Alternative au système économique existant. D'aucun pourrait se demander si, au lieu de développer une n-ième technique, nous ne pourrions pas nous contenter d'un outil existant, fonctionnel et simplement le déployer à plus grande échelle ?


Il existe en effet de nombreuses possibilités pour limiter les échanges en Euros. Que ce soit les monnaies locales complémentaires, les monnaies dématérialisées voir les monnaies libres. Dans cette série d'articles, je vais comparer l'approche du Guzi à celles de ces différentes solutions.


Commençons par les plus développées : les monnaies locales complémentaires.


Avant tout, je tiens à préciser que ce qui est dit dans ces articles n'engage que moi et que, même si je me concentre principalement sur les défauts de ces projets, ils n'en sont pas moins de belles initiatives qui ont nécessité un engagement de la part de beaucoup. Je salut d'ailleurs l'énorme travail qui a été fait par toutes ces personnes qui font avancer le monde pour nous libérer de l'oppression financière dans laquelle nous nous trouvons.


Les Monnaies Locales Complémentaires


Pour celles et ceux qui ne connaissent pas le concept, une monnaie locale est utilisée sur un territoire restreint. Elle est généralement mise en place par une association.

Pour s'en procurer, il est nécessaire d'adhérer à l'association porteuse du projet de la monnaie locale. Auprès de cette association, nous pouvons nous procurer la liste des commerces qui acceptent le paiement en monnaie locale.


Voilà pour la définition globale. D'une monnaie à l'autre, il y a cependant quelques variantes :

- Certaines sont fondantes (la valeur d'un billet baisse avec le temps), d'autres pas.

- Certaines sont adossées à l'Euro (1 abeille = 1 €, par exemple), d'autres sont indépendantes.

- Parmi les monnaies indépendantes de l'Euro, il y a celles qui ont une unité de référence (souvent le temps), et encore d'autres dont la valeur est arbitrairement fixée.

- Enfin certaines sont dédiées aux échanges entre entreprises, et d'autres sont plus générales.

Dans tous les cas, le projet a un objectif solidaire et éthique. Beaucoup de ces monnaies locales complémentaires sont mises en place pour rétablir une économie dans une zone laissée pour compte par la monnaie nationale, mais certaines sont aussi la conséquence d'une volonté de libération du système économique actuel.


Leurs limites


Avant de parler de limites, nous pouvons déjà préciser que : ça fonctionne. Il y a de nombreuses monnaies locales complémentaires qui sont en circulation depuis plus ou moins longtemps, pour des communautés d'utilisateurs plus ou moins grandes. Peut-être pourrions nous même nous satisfaire de celles-ci.

D'ailleurs, étant donné qu'elles ont toutes une visée éthique, il serait sensé de vouloir les généraliser. Mais par définition, ce n'est pas possible. Ces monnaies qui veulent maintenir l'économie dans une localité définie ne peuvent pas s'étendre. En revanche, peut-être qu'une grande quantité de communautés régies chacune par une monnaie locale dédiée pourrait faire l'affaire. Mais alors comment échanger entre communautés ? Le mieux serait d'avoir en plus une monnaie commune, une monnaie nationale...

C'est la première problématique des monnaies locales complémentaires : elles ne sont que complémentaires. Et cela implique qu'elles reposent quoi qu'il arrive sur le système qu'elles tentent vainement de repousser.


Monnaie adossée à la monnaie nationale


Cela se comprend plus facilement pour les monnaies adossées à l'Euro. Par exemple, inventons le "Lambas" et décidons qu'un Lambas vaut un euro. Donc nous allons voir l'association qui a monté la monnaie, et nous échangeons 100€ contre 100 Lambas. Cela nous permet maintenant de soutenir l'économie locale en payant en Lambas les commerçants qui l’acceptent, super !

Une minute ! Il y a déjà 3 problèmes qui viennent d'émerger :

- Ces 100€ sont sur un compte ? Donc ils vont servir à investir ou quoi que ce soit. Alors nous venons de multiplier la monnaie... Il y a maintenant 100€ qui fructifient dans l'économie globale et 100 Lambas qui se promènent dans notre localité.

- Les commerçants que nous payons en Lambas vont pouvoir à leur tour les échanger contre des euros (c'est ce qui fait que les monnaies adossées à l'euro ont plus de succès, elles rassurent les commerçants). Le principe de localité est déjà perdu !

- Enfin, en dépendant de l'euro, soit ses variations de valeur (bonnes comme mauvaises) impactent également notre monnaie et dans ce cas une crise sur l'euro devient une crise pour le Lambas. Soit le Lambas est constant alors que l'Euro ne l'est pas, ce qui devient une porte ouverte à la spéculation : en échangeant nos Euros contre des Lambas au bon moment, et inversement, nous pouvons faire du profit !


Monnaie fondante


"La solution est très simple, il faut faire une monnaie fondante. Si notre monnaie perd de la valeur avec le temps, la spéculation devient plus difficile et problème résolu." Pourquoi pas, mais cela ne résout qu'une partie du problème. En général, la monnaie fondante a surtout pour but de pousser aux échanges plutôt qu'à l'accumulation. Mais là aussi, ça coince : pousser à l'échange outre mesure, c'est pousser à consommer, pour rentabiliser ses billets.


Monnaie indépendante


Alors dans ce cas, il ne nous reste plus qu'à nous tourner vers une monnaie qui soit indépendante de la monnaie nationale. Ainsi, il n'est plus possible de passer de l'une à l'autre, il y a une sorte d'égalité devant l'accession à cette monnaie (pas besoin d'avoir des Euros) et on ne fait pas double usage de la monnaie. Cela semble parfait.

Et ça l'est.

Il faut, pour être vraiment libératrice, que la monnaie qui nous libère soit indépendante de la monnaie nationale.

Malheureusement, il y a encore ici deux problématiques qui sont immenses :

- Premièrement, il est très difficile d'y faire adhérer. La confiance en une monnaie dépend de la taille de sa communauté. Donc tant que celle-ci est trop petite, la réaction est souvent "ça m'intéresse, je vous rejoins dès que vous êtes plus nombreux", ce qui a pour conséquence qu'elle le reste, petite.

- Deuxièmement et principalement, qui va payer les hôpitaux, les écoles et autres services publiques ? Il nous faut des euros pour cela...

Ainsi, en souhaitant se défaire d'un système pour ses mauvais côtés, nous torpillons en même temps ses seuls bons côtés. Alors que faire ?


Le Guzi : Penser local, agir global


D'après toutes ces observations, il faudrait donc trouver une monnaie avec les critères suivants :

- Être indépendante de la monnaie nationale tout en soutenant les collectivités.

- Être fondante, mais sans pousser à la consommation.

- Ne pas se contenter d'être complémentaire, mais remplaçante : nous voulons un "système solution", pas une béquille au "système problème" d'aujourd'hui.


Nous l'avons trouvé, en tout cas j'en suis convaincu.


C'est le Guzi.


Le Guzi regroupe les qualités de toutes les monnaies locales complémentaires, sans leurs défauts. Il fait d'ailleurs bien plus que cela ! Vous pouvez en savoir plus sur le Guzi en cliquant ici.


Entrez dans l'aventure. Entrez dans l'ère de l'économie éthique, réaliste et équitable.


Dans le prochain article, nous parlerons des cryptomonnaies, particulièrement le Bitcoin et la monnaie libre.


D'ici là portons-nous biens !


Bisous.

Gus.

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